COLLECTIF STOPEOLIENNES80

Scan0276Scan0276 (2.29 Mo) VENDREDI 13/03/15 COURRIER PICARD

Collectif  StopEoliennes80 

contre les éoliennes dans la Somme

Porte parole pour l'éolien marin     : Georges Clément, tél. 06 72 28 10 36.

Porte parole pour l'éolien terrestre : Albert Camia, tél. 06 26 19 23 77  

Madame, monsieur,

Vous êtes candidates et candidats aux élections départementales dans la Somme. Ou vous avez des responsabilités politiques dans notre département ou notre région.

Nous voulons attirez votre attention sur l’invasion de notre territoire par les éoliennes géantes.

 

Le seuil de l’insupportable est atteint. Quasiment tous nos paysages sont concernés. Certains éléments de notre patrimoine sont saccagés.

Or, contrairement à ce qu’affirme le conseil général sur sont site internet (http://www.somme.fr/environnement-lutte-contre-changement-climatique/eolien-terrestre-somme-departement-pointe ) l’éolien n’est pas une énergie écologique.

En raison de son intermittence, il provoque même une augmentation des émissions de gaz à effet de serre (la « carbonation paradoxale) et nécessite un développement considérable du réseau de transport coûteux pour le consommateur.

Vous devez savoir que l’éolien, tel qu’il a été conçu par nos politiques de droite et de gauche, est d’abord une énergie extrêmement coûteuse en argent public, qui génère des profits outrageants pour ses opérateurs et créée peu d’emplois localement, suscite des convoitises et génère la zizanie en milieu rural.

Nous vous adressons en pièce jointe la tribune d’un sénateur socialiste, Jean Germain (Indre-et-Loire) intitulée « Sommes-nous enfumés par les éoliennes. »

 

Il dit tout haut ce que beaucoup de nos grands élus savent déjà mais n’ont pas toujours le courage d’affronter : 

  Les éoliennes industrielles coûtent cher.

  Elles ne constituent pas une source d’énergie de substitution.

  Elles sont inutiles pour lutter contre le réchauffement climatique ou contribuer à la réduction des centrales nucléaires.

  Elles consomment énormément d’espace et génèrent des pollutions visuelles et sonores.

  Installées trop près des habitations constituent un risque pour la santé des riverains.

  Elles constituent un énorme gaspillage d’argent public, et une rente injustifiée pour ceux qui en tirent profit.

 

La majorité de gauche du conseil général de la Somme sortant s’est inscrite aveuglément dans cette démarche.

Quant aux élus de droite ou du centre, on est bien en peine de connaître leur position dans la Somme, tandis qu'elle est contradictoire au niveau national.

 

C’est pourquoi, par la présente, nous vous demandons de vous prononcer.

 

Notre collectif rassemble des particuliers ou des associations confrontés concrètement aux réalités de l’éolien.

Tous, nous avons vécu l’absence de concertation, le manque d’information, la dissimulation, parfois la menace ou l’intimidation, tant l’éolien génère des profits et l’appât d’argent facile.

 

Nous attirons votre attention sur plusieurs points particuliers :

 

  l’éolien est également une énergie insultante pour la démocratie locale : les élus n’ont plus voix au chapitre, tout se joue entre les opérateurs, les propriétaires et la préfète. Le citoyen en est exclu. Et les populations locales qui vont subir les nuisance sont réduites au silence pur et simple.

  L’éolien génère aujourd’hui des soupçons sur élus locaux : corruption, conflits d’intérêt, mélange des genres.

  L’éolien sème la zizanie dans les campagnes où les riverains refusent d’en subir les risques et les inconvénients alors qu’ils n’en tirent aucun profit.

 Enfin, l'éolien fait peser des risques sur la santé des riverains.

 

C’est pourquoi, que vous soyez élus, réélus ou non, votre réponse, vos doutes sont importantes pour nous.

Nous attendons une réponse claire de votre part avec le plus vif intérêt et restons à votre disposition pour de plus amples informations.


 
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Le collectif Stop aux éoliennes dans la Somme regroupe à ce jour les collectifs et associations suivantes : 
- Amis et voisins de la baie de Somme (AVBS). Présidente Annie Ducrocq, secrétaire Anne-Marie Soudet.
- Association pour la sauvegarde de l'environnement Fourcigny-Beaurepaire (ASEFB). Président Albert Camia.
- Le collectif contre les éoliennes dans le Bernavillois. Porte-parole Julien Denis.
- Sauvegarde Côtes d’Opale Picarde et d’Albâtre (SCOPA), Mers-lés-Bains. Président Georges Clément.
- Non aux éoliennes du secteur de Bayonvillers, Wiencourt et Guillaucourt. Porte-parole Ludovic Kusnierak
- Sauvegarde de nos villages du Pays Hamois (ASEN). Jean-Pierre Delville, maire d'Ugny L'Equipée.
Liste loin d'être définitive.

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Collectif Stopéoliennes80

Conférence de presse

du jeudi 12 mars 2014

 

 

Notre collectif, une génération spontanée

 

En 2012, Jean-Marie Desachy, victime des éoliennes à Lamaronde (entre Poix-de-Picardie et Aumale) se présente à l’élection législative dans la 4ème circonscription. Un cri fort dans un désert d’ignorance et d’incompréhension à l’époque.

Mais cette démarche de colère et d’impuissance permet aussi à des personnes impactées, des collectifs, des associations de se rencontrer. Et de vouloir agir.

 

En 2014, quelques militants s’interrogent : que faire pour que nos élus prennent conscience de ce qu’est l’éolien et son impact sur les populations concernées ?

D’où ce projet d’une lettre adressée aux candidats, au départ avec quatre collectifs.

 

Arrive « L’Evénement Bayonvillers », une consultation citoyenne voulue par une jeune maire. Le « non » l’emporte mais n’a aucune valeur juridique ; ce qui relance le débat : le système éolien s’impose aux habitants en dehors de toute démocratie locale.

 

Aujourd’hui, nous sommes huit collectifs et associations mais nous avons la prétention de représenter la majorité silencieuse qui crie et hurle sa colère lors des réunions publiques où sont présentés des projets éoliens et qui est totalement d’accord avec nous.

 

Une lettre,  deux envois, 183 adresses… neufs réponses seulement

 

Nous avons envoyé notre lettre le 28 février à 181 adresses de candidats, ainsi qu’aux parlementaires et quelques grands élus de la Somme.

Un rappel a été envoyé le 9 mars.

Et nous avons reçu… douze réponses seulement :

cinq de candidats FN ; un de Debout La France ; Un du Parti de Gauche : un UMP ; un PS (Catherine Quignon, la seule à être pour) ; un PCF.

 

Un sujet qui embarrasse des élus pas très loquaces

 

L’éolien serait-il un non-sujet à l’échelle de notre département pour que si peu de candidats, d’élus sortants, de responsables politiques s’exprimer sur le sujet ?

La réalité est sensiblement différente.

1) Le PS nous a promis, dès la fin février, de nous répondre. Nous avons appris depuis qu’il cherchait à faire une réponse commune avec le PCF et surtout Les Verts.

Ce qui explique sans doute le long délai de réponse car, comme vous le savez, Les Verts sont pour les éoliennes, les communistes contre ; et le PS… cherche la synthèse.

Notons que Jean-Claude Renaux, le maire de Camon, a exprimé son opposition personnellement.

Et que Catherine Quignon (PS) a défendu son modèle d’éolien public.

2) Du coté du l’UDI et de l’UMP, pas mieux. Aucune réponse des candidats et des grands élus, hormis Emmanuel Maquet (UMP), directement concerné à Mers-lès-Bains et qui donc, connaît le sujet de près.

On aimerait comprendre ce qui se passe.

Quelques indications toutefois :

-       Olivier Jardé (UDI, Nouveau Centre) qui a la prétention de devenir président du conseil général de la Somme si le centre et la droite l’emporte, a fait savoir (pas à nous) qu’à titre personnel, il ne s’exprimerait pas puisque le permis de construire est de la compétence de l’Etat et que le Schéma éolien est régional. Bref, ce n’est pas une compétence du département. 

Il ne donne cette réponse aux candidats centristes qui l’interroge.

C’est ce qui s’appelle de la clarté et du courage en politique.

-       Laurent Somon (UMP), conseiller général sortant du canton de Bernaville, possible futur président du conseil général, se dit « pour le mix énergétique ». Il déclare que sur l’éolien « il y a du pour et du contre, je n’entre pas dans le débat de fond, c’est la loi ».  Mais on découvre que dans son canton, il fait tout pour développer éolien depuis des années sans le dire.

-       Alain Gest, député, président de l’UMP dans la Somme, s’est dit « contre le développement anarchique » des éoliennes entre les deux tours des législatives (moyennant quoi Jean-Marie Desachy s’est désisté en sa faveur). Oralement, il est contre le système éolien. Mais que dit l’UMP dans le département, qu’il préside ? Silence.

-       Jérôme Bignon (UMP) était un député de référence sur les questions environnementales. Il a vécu (et voté) la montée en puissance des Grenelle lorsqu’il était député. Aujourd’hui, il déclare en privé : « On a mal fait notre travail de législateur, on a laissé faire. » Mais que dit-il en public ? Quel est son choix politique ? Mystère.

-       Daniel Dubois, sénateur UDI, VP de la commission affaires économiques, nous dit réviser sa position sur l’éolien car choqué de la mise des élus à l’écart des décisions. Mais on attend une parole et une action publique.

-       Stéphane Demilly, député. Est pour les éoliennes mais ne nous répond pas pour le dire. Pas de son, pas d’image.

-       Etc.

 

Notre objectif : faire parler les élus qui savent…

 

Bref, notre objectif est que les grands élus, qui savent les problèmes –le non sens- que posent les éoliennes, se prononcent clairement. A l’issue du premier tour, nous comptons bien les réinterroger à nouveau.

 

…et informer les autres

 

Autre objectif : informer les élus et les candidats qui ne connaissent pas toujours le dévoiement actuel du système éolien.

 

La colère et les silences vengeurs des riverains

en l’absence de démocratie dans le système éolien

 

En attendant, lorsque des projets sont rendus publics, souvent à la grande surprise des riverains qui n’ont pas été informés par leurs élus,  la population se mobilise lors des réunions d'information.

Les élus locaux leur expliquent qu’ils ne peuvent rien faire puisque la décision appartient au préfet.

Les promoteurs eux-mêmes ne se cachent plus en affirmant que de toute manière c'est le Préfet qui décide et qu'ils n'ont que faire de la population et des élus locaux.

Puis, la population finit par se taire lors des enquêtes publiques parce qu'elle n'a plus confiance en ses politiques et ses institutions.

C’est aussi contre ce cycle infernal que nous nous élevons.

 

 

 

 

Le collectif Stop aux éoliennes dans la Somme regroupe à ce jour les collectifs et associations suivantes : 

- Amis et voisins de la baie de Somme (AVBS). Présidente Annie Ducrocq, secrétaire Anne-Marie Soudet.

- Association pour la sauvegarde de l'environnement Fourcigny-Beaurepaire (ASEFB). Président Albert Camia.

- Le collectif contre les éoliennes dans le Bernavillois. Porte-parole Julien Denis.

- Sauvegarde Côtes d’Opale Picarde et d’Albâtre (SCOPA), Mers-lés-Bains. Président Georges Clément.

- Non aux éoliennes du secteur de Bayonvillers, Wiencourt et Guillaucourt. Porte-parole Ludovic Kusnierak

- Sauvegarde de nos villages du Pays Hamois (ASEN). Jean-Pierre Delville, maire d'Ugny L'Equipée.

Association samarienne de défense contre les éoliennes industrielles. Bénédicte Leclerc de Hautecloque Coste.

HPAE, Halte à la Prolifération Anarchique des Eoliennes, Herbécourt. Sylvie Masse, Jacques Vanoye.

Liste loin d’être définitive.

 

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